Un nouvel espace à deux pas de la ville pour profiter de la nature.

L’espace Suzanne Buisson est situé au bout de la coulée verte des Chézeaux. La parcelle d’1,5 hectare est située entre la rivière forcée et la Théols. À cet endroit, celle-ci forme un coude, le lit de la rivière est plus large et forme ce qu’on appelle la fosse des Blis.

Le site est aménagé pour la détente en respectant le cadre naturel. Une jachère fleurie et une zone humide avec des joncs ont été plantées le long de la zone de captage qui jouxte la parcelle. Une haie arbustive bordera la rivière forcée. Cinq îlots de trois arbres ombrageant des tables de pique-nique parsèment la plaine, en compagnie de saules pleureurs. Des bancs sont également installés au bord de la rivière. Pour les plantations, le service Espaces Verts a eu recours uniquement à des essences locales.

L’association Indre Nature a inventorié les espaces sauvages (faune et flore) présents sur la coulée verte des Chézeaux. Martin-pêcheur, calopteryx éclatant, glycérie aquatique, potamot noueux : un panneau d’interprétation vous aidera à les reconnaître. Vous pourrez faire une pause dans cet espace lorsque vous empruntez le sentier des Tanneurs (18,3 km) – cartes disponibles à l’office de tourisme. Une exposition des photos de Sylvie Caux, sur les trois sentiers de randonnée, est à découvrir dans le hall de l’Hôtel de Ville.

L’aménagement du site et l’équipement en mobilier urbain (bancs, tables,…) représentent un investissement de 125 000 euros.

Inauguration de l’espace Suzanne Buisson samedi 5 juin

Comment s’y rendre ?

Le mieux est d’y aller à pied ou à vélo. Deux solutions :

  • depuis la rocade, prendre le chemin du Moulin du Colombier et poursuivre le long du sentier qui borde la rivière forcée.
  • par la route de La Châtre (D918), tourner à gauche chemin du Moulin des Chézeaux, l’espace Suzanne
    Buisson est au bout de la route.

Qui est Suzanne Buisson ?

Suzanne Buisson, née Lévy, est une féministe, politique et une résistante française, née le 19 septembre 1883 à Paris et morte en déportation à Auschwitz le 5 juillet 1944. Elle passe son enfance à Dijon dans une famille modeste et revient à Paris à seize ans pour travailler. Elle rejoint la section française de l’Internationale ouvrière et fait partie de leur délégation lors de l’Internationale ouvrière socialiste à Vienne en 1931. Veuve de guerre, elle se remarie en 1926 avec Georges Buisson, un des dirigeants de la CGT. Elle rejoint le mouvement de résistance Libération-Sud et devient agent de liaison pour le compte du Parti socialiste clandestin. Arrêté le 1er avril 1944, elle sera internée au camp de Drancy, puis déportée à Auschwitz.

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