La galerie d’art contemporain du Musée de l’Hospice Saint-Roch est ouverte pour des visites privées limitées à six personnes sur rendez-vous. Le Parc de Sculptures reste en accès libre.

André Laignel, président de l’Établissement Public de Coopération Culturelle d’Issoudun avec le directeur de l’EPCCI, Hervé Pépion

Samedi 13 février, le Musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun rouvrait ses salles consacrées à l’art contemporain et le Parc de Sculptures. Le public était au rendez-vous : pendant le week-end le musée a accueilli 250 visiteurs.

Jeudi 18 février, le juge du tribunal de référé, saisi par le Préfet de l’Indre prononçait une ordonnance pour suspendre la réouverture du musée, sans se prononcer sur le fond du dossier.

Vendredi 19 février, lors d’une conférence de presse, André Laignel, président de l’Établissement Public de Coopération Culturelle d’Issoudun (EPCCI) qui gère le musée, prenait la décision de maintenir l’ouverture de la galerie d’art contemporain du musée, pour des visites privées sur simple réservation au 02 54 21 01 76, limitées à 6 personnes.

Le parc de sculptures est ouvert aux mêmes horaires que le musée : du mercredi au vendredi de 14h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 17h30.
L’entrée au parc de sculptures se fait par l’entrée du musée, rue de l’Hospice Saint-Roch.

« Confiner la culture ne fera pas reculer le virus »


Sur la forme
, André Laignel qualifie la décision du tribunal « d’ubuesque » d’une part parce que l’ordonnance est adressée au maire d’Issoudun et non au président de l’EPCCI, seule à même de prendre des décisions relatives au musée. Il notait également que ‘le jugement n’annule pas, il suspend, ce qui démontre le trouble du tribunal lui-même : on demande donc à quelqu’un qui n’en a pas le droit de suspendre une décision qu’il n’a pas prise !« 

Néanmoins, respectueux du jugement, André Laignel a pris la décision de limiter l’ouverture du musée à des visites privées.

Sur le fond, regrette André Laignel « on met la culture sous cloche, on décide qu’elle n’est pas essentielle. Mais notre pays a besoin de culture, pour vivre, pour survivre, pour résister et pour innover. »

« Confiner la culture ne fera pas reculer le virus, mais aggravera le mal-être de nos concitoyens. Comme disaient les anciens ‘summum jus, summa injuria’ : l’excès de droit est une injure au droit. »

« Nous savons que nous avons raison sur le fond. Ma conviction est que l’ouverture des musées sera rapidement autorisée. Notre seul tord est d’avoir raison trop tôt. Notre fierté est de contribuer, avec d’autres initiatives, à ce que la culture ait droit de citer et à montrer qu’elle est vivace dans nos territoires. »

Dans la galerie d’art contemporain
La nouvelle œuvre de Marta Pan au Parc de Sculptures
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