Le 11 novembre, André Laignel a dévoilé le monument aux morts restauré, devant une assistance nombreuse et une délégation de militaires américains.

Le monument aux morts restauré

Lors de son discours, le maire d’Issoudun a souligné toute l’originalité de la sculpture du monument aux morts d’Issoudun, réalisé en 1911 (pour les morts de la guerre de 1871) par le sculpteur Ernest Nivet. On n’y voit pas de soldats armés et casqués, mais simplement une mère portant le corps de son fils mort, avec cette citation du poète latin Horace :  » La guerre en horreur aux mères « .

Les cérémonies du 11 novembre ont attiré une assistance nombreuse parmi lesquels les collégiens qui ont entonné La Marseillaise, une délégation de militaires de l’US air force, ainsi que la petite-fille du sculpteur.

Le monument aux morts d’Issoudun, situé place du Sacré-Cœur, représente une mère en colère qui soutient le corps de son fils tué. Nivet évoque la peine inspirée par la guerre plutôt que l’héroïsme des soldats, comme ce fut le cas pour les monuments aux morts de Buzançais (La pleureuse), Châteauroux, Éguzon, La Châtre et Levroux.

Le monument a été élevé par souscription avec le concours des sociétés des anciens combattants de 1870-71, des vétérans des armées de terre et de mer et du souvenir français. Il a été inauguré le 17 septembre 1911 en présence du Ministre des Finances, M. Klotz. D’origine modeste, farouchement indépendant, le sculpteur Ernest Nivet (Levroux, 1871 – Châteauroux, 1948) a travaillé dans l’atelier de Rodin avant de revenir dans le Berry, où il trouve son inspiration dans le monde paysan. Son style est empreint de force et de dépouillement. La restauration a été confiée à l’entreprise Faugère, pour un montant de 24 800 euros : nettoyage complet par hydro-gommage, remise en état, rénovation des lettrages et des inscriptions, reprise des joints, rescellement des pierres, traitement hydrofuge.

Français FR English EN Deutsch DE Español ES