Chaque année, 4 à 5 opérations de faucardage sont réalisées pour entretenir la rivière forcée.

Le bateau faucardeur au Moulin des Chézeaux

Le premier faucardage de la saison, réalisé conjointement par les services de la Ville et par une entreprise spécialisée a été réalisé début juin. Cette opération d’entretien du cours d’eau consiste à couper et à enlever les plantes aquatiques (herbes, algues, végétation immergée ou flottante) afin de maintenir un bon écoulement de l’eau, de prévenir les inondations et de favoriser la biodiversité. Dès les premiers jours, sur 2,5 km de rivières, 15 camions de végétaux ont été retirés du lit de la rivière. Chaque passage représente un coût d’environ 4000 euros.

Les objectifs du faucardage sont d’assurer le libre écoulement des eaux, de limiter la prolifération des végétaux aquatiques notamment en période estivale, de préserver les usages et donc de maintenir un bon état écologique du cours d’eau. 

La Ville d’Issoudun est particulièrement vigilante à l’entretien de ce cours d’eau historique et fragile, dont les rives sont un lieu de promenade depuis la rue Saint Martin (emprunter la rue du Moulin à Bréchet jusqu’à Chapitre en passant par le Moulin du Colombier, le Moulin des Chézeaux et le parc Suzanne Buisson).

Les riverains ont des obligations

C’est l’occasion de rappeler que conformément au code de l’environnement, les propriétaires riverains d’un cours d’eau non domanial ont des obligations. En effet, ils doivent entretenir régulièrement les berges le long de leurs propriétés (débroussaillage, enlèvement d’embâcles… ).

Ils doivent également veiller au libre écoulement des eaux et ne pas porter atteinte à la faune et à la flore aquatique protégées. D’autre part, toute intervention susceptible de modifier le lit ou le régime du cours d’eau est soumis à autorisation de la préfecture ou de l’administration compétente. 

Le non-respect des obligations d’entretien ou une intervention non autorisée peut entraîner des sanctions administratives de mise en demeure mais également des amendes ou poursuites en cas de dégâts environnementaux. La phase des travaux avance selon le calendrier établi.

Une dimension historique

Déjà attestée dans des documents du IXème siècle, mais datant possiblement d’une époque antérieure, la Rivière Forcée – aménagée par l’homme – est un élément du patrimoine naturel de la ville particulier. C’est un site fragile qui subit les variations de la météo et du climat qui ne perdure à travers le temps, que grâce au travail des générations qui l’ont entretenu, et aujourd’hui comme hier, de la Ville d’Issoudun.

En visite sur le terrain
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