Le maire d’Issoudun s’est exprimé lors de la cérémonie d’hommage aux victimes issoldunoises du 10 Juin 1944. Un appel à ne pas oublier mais aussi à réagir face aux menaces du présent.

La cérémonie officielle d’hommage aux victimes de la barbarie nazie, lundi 10 juin à 11 heures

 » 10 juin 2024, jour de commémoration de la tuerie commise par la barbarie nazie et hitlérienne à Issoudun il y 80 ans, je constate dans toute l’Europe : le post-facisme de Meloni, la montée de l’AFD nostalgique de l’Allemagne nazie, les percées en Autriche, en Hongrie et aux Pays-Bas… Cette même famille politique capitalise en France le mécontentement, le sentiment de déclassement et la colère des Français.

Après la décision hier soir par le Président de la République de la dissolution de l’Assemblée Nationale au moment où notre pays voit se superposer les crises : crise sanitaire, crise économique, crise sociale, crise écologique, crise internationale, crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie…, le chef de l’Etat se transforme en apprenti sorcier.

L’unité de Gauche a été et est le combat de ma vie en politique, c’est pourquoi, ce 10 juin 2024, j’en appelle à la coalition du Front Populaire du 21ème siècle : une coalition au service de la sociale – écologie, de la défense des travailleurs, des services publics et des territoires.

Notre mode d’emploi : la République, la Laïcité, la nécessité du respect au sein de la Gauche.

Aujourd’hui s’ouvre le temps du combat pour la justice et le progrès, le temps de l’espérance face au sinistre duo Macron – Le Pen. 

Je prendrai part à ce combat de toutes mes forces car les valeurs de la France ne sont pas à brader. L’avenir de notre pays : c’est la Gauche forte de son unité, celle du Front Populaire du 21ème siècle ! »

André LAIGNEL

Maire d’Issoudun

11 victimes

Au bout du boulevard Stalingrad, des blindés apparaissent. Selon les témoignages, certains croient à l’arrivée des Américains, d’autres s’écrient « les boches ! ». On disait comme ça à l’époque. Une fusillade éclate, c’est la panique. Le jeune René Aubrac est fauché de sept balles dans les jambes. Il survivra. Certains se réfugient dans les toilettes publiques qui se trouvaient entre le Beffroi et la Poste. Les Allemands les exterminent. Un résistant de 16 ans, André Audoux riposte avant de réussir à prendre la fuite. En quelques minutes, la ville vient de perdre onze habitants. D’autres sont blessés à vie, beaucoup sont marqués psychologiquement.

La fusillade du 10 juin 1944 restera un traumatisme collectif pendant des années, avant que l’oubli ne s’installe peu à peu. C’est pourquoi il est important de se souvenir et de rendre hommage aux victimes et à tous les résistants de cette période, hommes et femmes qui se sont engagés pour défendre une belle idée de la France, celle de la liberté et de la démocratie face aux forces de mort du nazisme.