Patrimoine
La fondation de la ville d’Issoudun remonte à des temps reculés. On a retrouvé des traces de présences humaines dès l’Âge du Fer dans les campagnes avoisinantes. L’existence d’une cité florissante à l’époque gallo-romaine est attestée par la présence de vestiges d’édifices publics importants mis en évidence lors des fouilles effectués à partir du 19e siècle. Le musée de l’Hospice Saint-Roch présente des objets, sculptures, bijoux, ensemble lapidaires relatifs à ces époques et à la période mérovingienne
C’est au Moyen-Âge, notamment à partir du 12ème siècle, que la ville apparaît, presque telle qu’on la connaît aujourd’hui dans son organisation spatiale avec ses quartiers : le château, la ville et les faubourgs (Vilatte, Saint-Denis, Saint-Paterne…). De cette période datent les plus anciens édifices de la ville : Tour Blanche, Beffroi, élément des fortifications, chapelle de l’Hospice Saint-Roch.
Fleuron de la ville d’Issoudun dont il est l’emblème architectural, la Tour Blanche est la « grosse tour » construite entre 1195-1202, qui protégeait tout le quartier du château, véritable ville dans la ville qui abritait les centres du pouvoir noble et éclesiastique. La Tour Blanche a été classé dès 1840. Le donjon est ouvert à la visite depuis 2000.
Le Beffroi, porte dite de l’horloge, avec les deux tours qui l’encadrent. Classé en 1916.
La maison à colombage qui abrite l’Office de Tourisme est classée depuis 1963. Le pignon Est a été dégagé pour revéler un joli pan de mur appartenant à l’église du XIIème siècle.
L’ensemble, construit par le riche républicain Rémi Tourangin au début du 19ème siècle, avec l’allée que les issoldunois appelait « de Tivoli » est classé. Balzac a séjourné à trois reprises dans la belle demeure, à l’invitation de sa grande amie Zulma Carraud, la fille de Rémi Tournangin.
Parmi les éléments d’architecture inscrits à l’inventaire des monuments historiques, se trouvent aussi :
- le couvent de la Visitation, route de Bourges, actuellement une maison de retraite
- façade de deux maisons du XVème siècle, 10 et 12 rue de la Foulerie
- porte de la tourelle d’escalier, 46 et 48 rue Montélimart
La chapelle de l’Hospice Saint-Roch abrite un ensemble sculpté unique et d’une grande déllicatesse : deux arbres de Jessé du XVème siècle taillés en ronde bosse dans le parement.
La grande verrière orientale de l’église Saint-Cyr a été dressée au XVe siècle dans le plus pur gotihique flamboyant. Impossante, elle mesure 4,80 m de large par 11,40 m. Les vitraux de la même époque narrent la légende de Saint-Cyr et Sainte-Julitte. Ils ont été restaurés en 2010.
Pour plus d'information sur le patrimoine de la ville et pour poursuivre la visite, rendez-vous à l'Office de Tourisme