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On a sauvé le soldat Beaujon

On a sauvé le soldat Beaujon

25/01/2011

En mai 2008, la girouette-soldat, qui faisait le guet depuis 200 ans place Saint-Cyr, sur le toit de la Mie Caline (aujourd’hui le Pain Malin) disparaissait dans des conditions mystérieuses. Finalement retrouvé, il a été racheté par la ville

En mai 2008, la girouette-soldat, qui faisait le guet depuis 200 ans place Saint-Cyr, sur le toit de la Mie Caline (aujourd’hui le Pain Malin) disparaissait dans des conditions mystérieuses. Un an plus tard, en avril 2009, dans le cadre d’une saisie de stupéfiants, les gendarmes retrouvaient la statue parmi d’autres objets volés, un peu amochée mais toujours entière. Vous avez dit stupéfiant ! En effet ! Comme toute l’histoire de cette girouette que la tradition locale a appelé « le bonhomme Beaujon ».


Travaillé en plomb sur une structure de bois, il mesure 1,10 m et pèse 80 kg. Le soldat Beaujon (mais au fait d’où vient ce nom ? encore un mystère) est une véritable « figure locale », un élément incontournable du patrimoine et des visites guidées de la ville. S’il a traversé le temps jusqu’à nous, c’est qu’il a toujours appelé l’attention de nos concitoyens qui lui ont refait le costume à plusieurs reprises. Certaines cartes postales anciennes le montrent portant l’épée tantôt à gauche, tantôt à droite. Son drapeau qui arborait à l’origine des fleurs de Lys est par la suite devenu bicolore, rouge et bleu . Il a été restauré pour la dernière fois en 1973 par le peintre Jean Leclerc et le couvreur Maurice Laplaine.
 Notre bonhomme porte l’uniforme de la garde royale de Louis XV. Il a été commandé au début du XIXe siècle par un nommé Breton, un des plus gros commerçants de la ville, dont le père était un ancien officier du Roi. Il a été réalisé et fondu par un habile plombier : Jugand, dit le parisien.


Mais en pleine ère Napoléonienne, pas question d’afficher trop haut un tel penchant royaliste. Le sieur Breton dut donc attendre la Restauration et 1815 pour faire installer son soldat, qui tenait alors un drapeau blanc constellé de Fleurs de Lys. Ce fut fait exactement le mercredi 29 mai 1815, veille de l’Ascension, par l’ouvrier Chapon, un soldat tout juste démobilisé, de retour des campagnes napoléoniennes !
Voilà ce qui sera raconté quelques années plus tard (en 1882) dans « L’éclaireur du Berry » : « Je n’ai qu’un regret, répondit Chapon, c’est d’avoir monté un polichinelle semblable habillé en arlequin pour un malheureux écu de 6 francs ! »
Une « résurrection ». Revenons à aujourd’hui. Le soldat Beaujon, retrouvé quasi-miraculeusement par la gendarmerie est restitué à son propriétaire, M. Stéphane Deschatrettes, gérant de l’enseigne La Mie Câline et propriétaire de la maison. Quelques mois plus tard, celui-ci décide de le mettre aux enchères lors d’une vente à Châteauroux. La mise à prix est de 3.000 euros. Mais les enchères montent vite. L’objet, unique, attise la passion des collectionneurs. C’est une belle pièce. La Ville d’Issoudun réussit à l’emporter, à travers son Établissement Public de Coopération Culturelle, pour la somme de 8.600 euros. C’est une satisfaction pour tous les amoureux du patrimoine.


Le bonhomme Beaujon va maintenant être restauré. Une opération qui va prendre de nombreux mois. Où sera-t-il réinstallé ? 
André Laignel lance un concours d’idée. Sur quel bâtiment public souhaitez-vous que la girouette soit réinstallée ? Vous avez une idée ? Envoyez la par la Poste à la mairie en précisant « Girouette Soldat », ou venez la déposer dans le hall, dans une boîte prévue à cet effet.

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