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10 septembre : une belle commémoration

10 septembre : une belle commémoration

30/09/2014

Mercredi, la ville commémorait le 10 septembre 1944, date de la reddition de la colonne Elster à la sous-préfecture d'Issoudun. Plusieurs classes de collégiens et de lycéens ont participé à cet événement.

La cérémonie s'est déroulé devant la sous-préfecture, avec la présence de Jean-Maire Peyroutet (capitaine "Jimane" dans la Résistence, témoin et acteur de l'époque.
Tout le monde s'est ensuite rendu place de la Libération pour un dépôt de gerbe. Le discours a été prononcé par Dominique Roullet, premier adjoint, André Laignel étant retenu à Paris pour une réunion du Comité des Finances Locales, qu'il préside, avec le Sénat. Saluant la présence des écoliers, collégiens et lycéens, Dominique Roullet, a rappelé que nous devons beaucoup à la Résistance.

Ont participé à la cérémonie : une classe de l'école élémentaire Saint-Éxupery ainsi que des élèves des collèges Diderot et Balzac et des lycées Balzac et d'Alembert.

Le dimanche 10 septembre 1944 à 17 heures, le général Elster signait la reddition de ses troupes dans le grand bureau de la sous-préfecture d'Issoudun, devant le général Robert Macon de la 83è division d'infanterie américaine. Le colonel Raymond Chomel, qui représente la Résistance est écarté de la négociation tant par les Américains que par le général allemand.

Cette signature est un acte important. Le général Elster est à la tête du groupe sud pour la retraite des dernières unités allemandes, composé de 20.000 hommes. Ses troupes, bombardées par l'aviation alliée, harcelées par la Résistance, de nuit comme de jour, sont épuisées. À ce moment-là, la colonne s'étale sur plusieurs centaines de kilomètres entre Dézice (Nièvre) et Poitiers. Les soldats ne respectent plus les ordres et certains se livrent à des exactions et des représailles sur la population civile. Depuis quelques jours, le général cherche à entamer les négociations. Le 7 septembre, l'aviation américaine bombarde la route entre Châteauroux et Issoudun, tuant 400 hommes, 300 chevaux et détruisant 70 véhicules. La situation est sans issue. Après la signature d'Issoudun, le général déposera officiellement les armes sur un pont à Beaugency, le 14 septembre.

De nombreuses vies épargnées
Ce général n'était pas un nazi mais un militaire de carrière, ce qui explique à la fois son rôle dans la retraite et sa décision. En choisissant la reddition, il a épargné de nombreuses vies, tant parmi ses troupes que dans la population. En allant à l'encontre de ses ordres, il a pris un risque personnel : ses officiers auraient pu se retourner contre lui et d'ailleurs le régime nazi le condamne à mort pour ce geste. Il sera retenu prisonnier aux Etats-Unis pendant deux ans.
Cet épisode souligne le rôle de la Résistance qui a affaibli et désorganisé la colonne allemande par ses attaques. Il éclaire aussi sur l'attitude des Alliés, qui ont préféré écarter ses représentants de la signature, répondant à la volonté d'Elster qui ne voulait pas signer avec " des terroristes rouges ".

La ville d'Issoudun avait été libérée le 22 août. Ce jour-là, le capitaine " Jimane " chef du groupe Indre-Est des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) et le sous-préfet Pierre de Monneron installent le Comité Local de Libération, qui remplace l'ancienne municipalité vichyste.

Photo ci-contre : Après la signature à Issoudun, le général rend les armes sur un pont à Beaugency.

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